La recherche de variabilité
La recherche de variabilité est un objectif constant du sélectionneur. Pour pouvoir accéder à la plus grande variabilité possible, les sélectionneurs ont utilisé les techniques suivantes, présentées dans l'ordre chronologique :
- Hybridation intra-spécifique : Croisement de lignées parentales de la même espèce et sélection de la meilleure descendance: les nouvelles variétés de blé développées au début du 20ème siècle... .
- Hybridation inter-spécifique : Croisement entre différentes espèces. Pour améliorer les capacités de croisement, le nombre de chromosomes d'une des espèces utilisées dans le croisement peut être changé par di- ou polyploïdisation: Développement de la résistance aux maladies en blé, riz , pomme de terre, tomate... . Développement de nouvelles espèces comme le triticale et le café qui unissent les principales qualités des deux espèces parentales, du blé et du seigle dans le cas du triticale, de l'arabica et du robusta dans un nouveau café (arabusta)... .
- Mutation provoquée : Modification des gènes au hasard à l'aide de produits chimiques et d'irradiation: nouvelles variétés de riz avec de meilleures qualités, nouvelles variétés de fruits... .
- Sauvetage d'embryons : En cas d'hybridation inter-spécifique, les embryons survivent rarement sur la plante mère. La culture in-vitro permet parfois de les sauver: développement de résistances aux maladies en courge, laitue, tomate... .
- Fusion de protoplastes : Il est possible, par différentes techniques, de faire fusionner des protoplastes, (cellules végétales débarrassées de leur paroi) et de régénérer ensuite une plante à partir du produit de fusion: stérilité mâle en semence de colza oléagineux, pommes terre résistant aux maladies... .
Il n'y a pas de base scientifique permettant de dire que ces nouvelles technologies, y compris la transgénèse, présentent un risque spécifique particulier, au contraire. Bien sûr, les sélectionneurs s'engagent à respecter toutes les réglementations existantes dans ce domaine afin d'assurer un maximum de sécurité contre tout risque potentiel tant pour l'environnement que pour la santé humaine ou animale. L'évaluation de la sécurité doit donc être concentrée sur le produit fini et non pas sur la technologie utilisée pendant la production.
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